Les poupées Tracas

Traditionnellement,  au Guatemala, les enfants fabriquent des petites poupées auxquelles ils racontent leurs tracas. Ces poupées sont ensuite placées sous leur oreiller afin de s’inquiéter à leur place, pour que l’enfant puisse dormir sereinement.

J’ai donc eu envie de fabriquer des poupées-tracas avec mes élèves de maternelles… En voici le tutoriel, sans paroles et en images.

 

 

 

 

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Absurdland ou la formation des profs

Je suis EFS : Enseignant Fonctionnaire Stagiaire. Pour résumer, j’ai été reçue en fin d’année dernière au concours de professeur des écoles, et depuis septembre je suis enseignante la moitié de mon temps, et étudiante l’autre moitié. Rémunérée.

En gros, ça donne à peu près cela :

Les lundi, mardis et un mercredi sur deux, j’ai la charge d’une classe, que je partage avec une enseignante titulaire qui assure la charge les jours de la semaine où c’est moi qui retourne à l’école, en tant qu’élève (les jeudis et vendredis). Au fil de cette année, je suis suivie par un maître formateur qui doit venir me voir travailler en classe, et me guider jusqu’à ce que je sois une prof des écoles acceptable. A sa troisième visite, au mois de mai, je serai notée. Si j’ai la moyenne, je serai titularisée. Si ce n’est pas le cas mais qu’il considère que je ne suis pas suffisamment dangereuse pour être virée sur le champ, je serai « prolongée » : en clair, je redouble. Mais attention, je n’ai le droit de redoubler qu’une fois. Une deuxième chance, pas plus. Après, c’est la porte.

Quand j’ai eu mon concours, mes amis profs m’ont tous prévenue : ça va être dur, très dur. La première année, c’est terrible. Je ne pourrai pas dire que je ne savais pas.

Je suis donc arrivée super motivée, heureuse et pleine de bonnes intentions à l’Education Nationale, en septembre dernier. J’ai eu le droit de présenter le concours parce que j’ai élevé au moins trois enfants. Je suis dispensée de diplômes, donc, n’ayant que le Bac alors que les professeurs des écoles sont normalement recrutés à Bac + 4. Attention, que je sois maman plusieurs fois m’autorise seulement à présenter le concours : encore a-t-il fallu le réussir ! J’ai bossé dur…

Mais je suis confiante, je vais apprendre sur le tas. Le gros des troupes, s’il est titulaire d’un Master 1 Sciences de l’Enseignement, a surtout appris à réussir le concours d’entrée plus qu’il n’a été réellement formé en amont au métier qui l’attend.

J’ai été affectée dans une école à près de 100 km de chez moi. Je passe trois heures et demie par jour dans ma voiture. L’espé (l’Ecole Supérieure du Professorat des Ecoles) où je suis les cours en tant qu’élève moi-même, est à peine un peu plus loin que l’école. Je me lève à 5h30 chaque matin, et je n’arrive à la maison qu’aux alentours de 19h, heure à laquelle je dois bien sûr m’occuper de mes propres enfants. Autant vous dire que je m’écroule lamentablement avant 22h, et qu’un travail de préparation personnel est hors de question en semaine.

Mes préparations de cours, qui prennent beaucoup de temps, surtout quand on débute et qu’on manque encore cruellement d’expérience et d’automatismes, je dois les faire le week-end et pendant les vacances scolaires. Cette année, ma vie personnelle, familiale, créative etc. est mise entre parenthèses. Mais ça va, j’étais prévenue. Personne ne m’a mis le couteau sous la gorge. Je suis là parce que je l’ai choisi. Cette décision, je l’ai prise en concertation avec mon mari, mes enfants, et c’est un effort que nous faisons tous ensemble.

Et puis… finalement ça ne se passe pas exactement comme je l’avais imaginé. Je pensais devoir travailler dur certes, mais pas être « cassée » aussi violemment que je le suis. Mais peut-être suis-je trop sensible. Et puis une fois encore, j’étais prévenue. C’est censé être une année difficile. Mais quand même…

Là, par exemple, on doit présenter aux parents les « carnets de réussites » de nos élèves (j’enseigne en maternelle). C’est un travail de titan. On passe en moyenne 1h30 par livret, en comptant les évaluations individuelles et le collage des étiquettes. Oui, je sais, j’aurais dû m’y prendre plus tôt pour ne pas être débordée. Mais je suis là pour apprendre, non ? Alors j’ai attendu que ma titulaire (celle qui a la classe les jeudis et vendredis) fasse sa part, pour pouvoir faire la mienne en prenant exemple dessus. Et elle n’a pas vraiment anticipé non plus. Il faut dire que les programmes ont changé cette année, et que cette nouvelle façon de faire est une découverte pour tout le monde, même les plus expérimentés.

Exceptionnellement, ce jeudi et vendredi nous n’avions pas cours à l’espé, ce qui tombait très bien parce que ça me laissait le temps de m’occuper de ces fichus livrets. Manque de bol, nous avons été informés au tout dernier moment (super pratique quand on a des enfants en bas âge, avec des horaires de garderie non extensibles, et qu’on habite si loin !) qu’il y avait finalement cours quand même. Ce qui signifie que je dois faire 4 heures de route pour deux heures de présence en classe… Pas franchement intéressant. Et les cours… Bah, pas concrets. Les EFS en profitent pour faire leurs préparations de classe, et tout le monde s’accorde à dire qu’en l’état actuel, cette formation n’est pas efficace.

Je suis devant une impasse. Pas le temps matériel de finir ces fichus livrets pour lundi, date de la remise aux parents, mais si je sèche les cours, je ne suis pas payée. Et samedi je vais faire cinq heures de route pour un entretien de vingt minutes avec mes professeurs responsables de formation. Eh oui, même le samedi ! Il me reste le dimanche complet pour travailler dessus, chouette !! Mais cela ne suffira pas…

Alors je fais comment ?

Ma collègue m’a suggéré une solution : me mettre en arrêt maladie.

En gros, je devrais me mettre en arrêt maladie pour pouvoir travailler tranquille, faire mon boulot correctement et dans les temps, et être payée quand même alors qu’officiellement je me repose. Mais bon, si j’ai un certificat médical je suis couverte.

Je n’ai jamais, de ma vie, demandé un arrêt médical de complaisance, je culpabilise à fond, mais je ne vois pas d’autre solution.

J’espère que mon médecin sera compréhensif. Je vais lui dire la vérité : ça fait des semaines que je n’ai pas mon compte d’heures de sommeil. Depuis quelques jours je suis très enrhumée. Pas suffisamment en soi pour me précipiter chez le docteur, mais je respire mal, je tousse, ça me réveille la nuit et je dors encore moins. Ces deux dernières nuits, j’ai dormi en moyenne quatre heures et demie. Quand je pars le matin pour faire plus d’une heure et demie de route, je n’ai vraiment pas « les yeux en face des trous ». En plus, je dois être particulièrement vigilante parce que nous sommes en pleine vague de grand froid, que les brouillards sont givrants et que finalement, je me lève encore plus tôt parce que comme je suis hyper prudente sur la route, je rallonge mon trajet de près d’une demi-heure. Pas une seule fois depuis le début de cette année je ne suis arrivée en retard à l’école.

Je suis KO. Epuisée. Est-ce que l’arrêt de deux malheureux petits jours sera vraiment de la complaisance ? Est-ce que je me mets en danger à continuer à ce rythme ?

Ah oui, autre chose. Mon maître formateur est venu dans ma classe cette semaine, voir comment je m’en sortais. Pas si bien que ça visiblement. Je ne suis pas très à l’aise avec les maternelles. J’aurais préféré des élèves plus âgés. Mais on ne choisit pas ! Ca aussi, j’étais prévenue. Alors je fais avec.

Je viens de recevoir son rapport : « malgré de réels efforts, la prolongation est envisagée, plus que la titularisation ».

Et alors quoi ? Ne me reste-t-il pas encore plus de quatre mois pour m’améliorer ? De me dire ça maintenant, cela ne risque-t-il pas de me démotiver complètement ? Je pourrais me dire que puisque de toute façon c’est fichu pour cette année, je vais enfin me reposer, et on verra l’an prochain. Ca m’a mis le moral dans les chaussettes.

En plus j’ai fini mon tube de vitamine, ce qui veut dire que demain matin, pas de petit déjeuner. Oui, c’est mon unique petit déjeuner, parce qu’avant 6 heures du matin, je ne peux rien avaler de solide, et que j’ai très rapidement fait une croix sur mon sacro-saint thé au lait du réveil, à l’effet trop diurétique pour supporter sereinement le long trajet en voiture qui lui fait suite.

Voilà, je crois que ces quelques lignes résument assez bien mon quotidien. Je voulais juste partager ce moment avec vous. Et si vous vous apprêtez à passer le concours de professeur des écoles, faites-le. Parce que c’est un beau métier. J’ai quand même de belles satisfactions avec les enfants. Je suis contente d’être arrivée jusque-là. Mais je vous préviens : c’est dur. Très dur.

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Un auteur sans lecteurs… C’est comme un lecteur sans livres !

LIVRESVous avez peut-être déjà lu un livre d’un auteur peu ou pas connu, et vous vous êtes dit :

« j’ai adoré ce livre, comment se fait-il que personne ne parle de ce bouquin génial ? »

La première réponse possible est que vous êtes très peu à l’avoir trouvé génial, que l’auteur a réussi, par chance ou par piston, à trouver un éditeur pour son livre qui est objectivement loin d’être génial, et que personne n’a parlé de lui parce qu’il ne le méritait pas…

Honnêtement, la seconde possibilité est de loin la plus probable :

L’auteur a galéré pour trouver un éditeur, parce que les « grands » éditeurs sont extrêmement sélectifs et écartent la très grande majorité des manuscrits, non parce qu’ils ne sont pas dignes d’intérêt, mais parce qu’ils ne sont pas, selon leurs critères, suffisamment « bankable ».

Il s’est donc dirigé vers des éditeurs de moindre envergure, plus enthousiastes, mais qui disposent de beaucoup moins de moyens pour assurer la publicité et la diffusion de l’ouvrage.

En dernier lieu, il a pu, si malgré tous les refus qu’on lui a opposés il était convaincu du potentiel de son livre, s’auto-éditer. Dans ce cas, la diffusion et la publicité sont proches de zéro.

Pour répondre à la question plus haut, ce livre que vous avez trouvé génial, on n’en a pas parlé parce que le « grand public » n’a tout simplement pas eu connaissance de son existence. D’ailleurs, rappelez-vous… vous ne l’avez pas acheté sur un coup de cœur en librairie : on vous l’avait prêté ou offert, ou conseillé et vous avez dû le commander sur internet parce que votre libraire ne l’avait pas. Vous l’avez peut-être aussi acheté directement à l’auteur, sur un salon.

Il faut savoir qu’il existe une multitude d’ouvrages, tous styles confondus, qui méritent l’intérêt mais qui souffrent malheureusement d’une bien trop faible médiatisation.

Et malheureusement, encore, beaucoup de lecteurs qui veulent juste s’évader dans une lecture plaisante, vont acheter sans ciller le dernier Musso ou le dernier Lévy parce que « tout le monde en parle » et que « ça doit forcément être bien »… Mais n’oseront pas prendre le risque d’acheter un ouvrage dont ils n’ont encore entendu ou lu aucune critique.

D’ailleurs, franchement, vous-mêmes, lirez-vous en priorité un livre dont vous n’avez jamais entendu parler, si tant est qu’il soit arrivé jusqu’à vous, ou plutôt celui qui vous a été chaudement recommandé par douze personnes ?

Pourtant, si vous l’avez trouvé tellement génial, ce bouquin, ou même si vous avez juste passé un bon moment et que vous estimez qu’il mérite d’être lu…

Vous pouvez faire quelque-chose !

Vous pouvez faire des petites choses simples, qui ne vous coûteront rien, vous prendront très peu de temps, et seront très précieuses pour l’auteur.

  • Parlez-en à votre libraire, et à votre passage suivant, étonnez-vous : « comment ? Vous ne l’avez toujours pas en rayon ? ». Au moins, il aura déjà entendu le titre et le nom de l’auteur, faute de mieux.
  • Parlez-en à vos amis, collègues, conseillez-le. Offrez-le !
  • Notez-le et commentez-le sur les librairies en ligne (Fnac.com, Amazon, etc.). C’est très important, plus un livre est commenté et noté, plus il monte dans le classement, et plus il sera visible. Cela parait évident, mais les livres qui se vendent le mieux sont ceux qui se voient le mieux… Et ceux qui se voient le mieux sont ceux qui se vendent le mieux et dont on parle le plus. Et peu importe d’ailleurs si les commentaires sont positifs ou négatifs : un livre avec 5 commentaires dont 100% de notes maximales se verra toujours moins qu’un livre avec 200 commentaires, dont seulement 20% de notes maximales…
  • Si l’auteur dispose d’un site, d’un blog ou d’une page Facebook : aimez, partagez et commentez ses publications. Vous l’aiderez ainsi à être plus visible…

Les « petits » auteurs vous seront toujours extrêmement reconnaissants pour ces gestes simples…

Parce qu’un auteur sans lecteurs… C’est comme un lecteur sans livres !

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Ps : L’ours de Dalécarlie et Tête d’ampoule ! sont des romans d’un “petit auteur” parmi tant d’autres, les miens, mais allez jeter un œil… Ceux qui les ont lu les ont beaucoup aimé !!

Vous pouvez les découvrir ici :

www.lauremalaprade.fr

Couv. Saga 400ko Couverture provisoire Amazon

 

 

 

 

 

 

Allez, avouez… Aviez-vous déjà entendu parler de ces livres ?

 

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Suis-je Charlie ?

Suis-je CharliePassé le choc des évènements et de leur horreur, je reste perplexe devant la diversité des réactions, articles ou commentaires que l’on trouve abondamment sur la toile. J’avoue être une adepte des réseaux sociaux, et je découvre que les « amis Facebook » qui composent ma liste de contacts, et qui y sont tous parce que l’on partage quelque chose en commun (famille, école, lieu de vie, amitié, passion commune, pratique d’une langue ou d’une discipline, particularité, etc…), ont des visions assez variées sur le sujet.

Je ne m’attendais pas, bien entendu, à ce que tout ce beau monde partage mon point de vue, mais quand je vois avec quelle facilité certains font circuler des articles qu’ils n’ont probablement pas lu en entier, ou pas vraiment compris, je suis un peu inquiète. Ou si ils les ont lus et compris, il me semble urgent de moi-même exercer ma liberté d’opinion et la liberté d’exprimer celle-ci, en espérant que ma petite trace saura contrebalancer (du moins un tout petit peu) le manque de culture de ce que j’ai pu lire.

Les dessinateurs de Charlie Hebdo ont, par leurs caricatures, injurié Mahomet.

Non. Ces caricatures avaient pour objectif d’exprimer leur opinion, à savoir la laïcité. L’insulte ou l’injure sont punies par la loi, en France, à condition qu’elles portent atteinte à la dignité de celui qui la reçoit, et que l’intention ait été telle. Mahomet étant, toujours du point de vue de Charlie Hebdo, un personnage « fictif » à qui un préjudice ne peut s’appliquer, il n’y avait pas injure au sens légal du terme.

Je ne suis pas d’accord avec le terrorisme, mais la communauté musulmane a tout de même été attaquée.

Oui et non. Oui, je ne suis pas d’accord avec le terrorisme, quelles que soient les idées avancées. C’est abject, ignoble, indigne. Je le précise bien que ce soit une évidence, parce que je réalise, en relisant cet article, que certaines phrases, si elles étaient sorties de leur contexte, pourraient me faire dire exactement l’inverse de ce que je dis. Et non, Ce n’est pas un problème de religion mais de culture. Dans la religion musulmane, il est interdit de représenter le visage de Mahomet. Le monde ouest-européen a maintenant appris ce détail mais la connaissance de la religion musulmane parmi les non-musulmans reste encore très approximative. Posez la question autour de vous et vous verrez. C’est quoi l’islam ? « C’est des barbes et des voiles, qui prient à quatre pattes, qui égorgent des moutons et qui ne mangent pas de jambon ». Et puis ? Et puis rien. Ou s’arrête la religion et où commence la culture ? En France, de culture chrétienne, les non-croyants fêtent Noël. Parce que c’est culturel. Et il y a d’autres détails aussi, comme le fait de ne pas vouloir être treize à table (eh oui, Jésus et les douze apôtres – la cène), certaines expressions comme la paille et la poutre, jeter la pierre (bien expliqué ici : http://www.catho-bruxelles.be/Origines-bibliques-de-nos), qui nous montrent à quel point la religion et ses codes sont admis culturellement, pourvu que l’on soit de culture chrétienne, même si l’on est athée. En France, on se repose le jour du Seigneur, le dimanche. C’est culturel. Pour en revenir à ce qui nous préoccupe, je peux tout à fait accepter l’idée que la communauté musulmane se soit sentie agressée parce que leurs interdits ont été mis en cause. Ceci dit aucun musulman ne m’a jamais insultée parce que je mangeais du porc en sa présence.

Il faut faire une différence fondamentale entre « les musulmans ont été agressés » et les musulmans se sont sentis agressés ». Oui, ils se sont sentis agressés, et au pays de la liberté d’expression, ils ont parfaitement le droit d’exprimer leur mécontentement, voire de porter plainte. C’est un des droits fondamentaux de chaque français. C’est ensuite à la justice française d’estimer si le préjudice mérite une réparation ou des excuses, et cette justice doit être souveraine.

Une liberté d’expression à deux vitesses ? Charlie Hebdo protégé par la police et Dieudonné arrêté ?

Attention. La notion de liberté d’expression et intimement liée à la liberté d’opinion. Quel que soit votre opinion, vous avez le droit de l’exprimer. Par contre, inciter à la haine et à la violence et contraire à la loi. Charlie Hebdo a exprimé une opinion, Dieudonné a excité un public déjà convaincu par ses idées. En résumé, pour reprendre des propos qu’on entend encore trop souvent : « Sale arabe » est une insulte raciste et tombe sous le coup de la loi ; « je n’aime pas les arabes » est une opinion exprimée, raciste et inacceptable d’un point de vue moral, mais non répréhensible légalement ; « Viens, on va casser de l’arabe » est une incitation à la violence qui tombe sous le coup de la loi.

Une petite parenthèse, en passant : bien que le terme « arabe » soit très répandu et soit perçu tour à tour comme un synonyme d’émigré ou de musulman, « arabe » est une ethnie. Pas une nationalité, pas une religion. Il y a des français arabes, des français caucasiens, des français asiatiques et des français noirs. Et peu importe comment on est devenu français. On est français à 100% ou à 0%. Il n’y a pas d’intermédiaire.

Je suis moi-même française. J’ai reçu ma nationalité française à ma naissance, d’un père né français et d’une mère naturalisée. Immigrée donc. Je suis donc, selon l’expression consacrée, française issue de l’immigration. 100% française donc. Fin de la parenthèse.

La théorie du complot…

Non. Non, non, non et non. C’est tellement absurde que ça ne mérite même pas le développement. Ceci dit, si jamais cela avait été vrai, c’est un ratage total, parce que le but aurait été de créer un conflit en France, et même si elle pleure ses victimes, la France s’en porte plutôt mieux ces derniers jours, question cohésion sociale.

J’ai lu le Coran, par curiosité, ce n’est pas du tout une religion de paix et d’amour.

Je n’ai pas lu le Coran, par conséquent je ne peux pas me prononcer sur la question. Mais je vais le lire. Histoire de me faire ma propre opinion. Ceci dit, si l’on s’en réfère uniquement à la Bible, il y a quelques épisodes loin d’être pacifiques. Je pense à Sodome et Gomorrhe, et son Dieu intraitable et vengeur, le même Dieu qui demandât à Abraham de lui sacrifier son fils Isaac, certes il l’a interrompu à temps, il voulait tester son obéissance, mais quelle cruauté !

En conclusion…

Le manque de culture alimente la violence. Quand on n’a pas d’arguments, on cogne. Nous sommes tous égaux, et nous sommes aussi tous différents. Apprendre à connaître les différences culturelles des autres, expliquer les nôtres, accepter l’idée que ce qui nous paraît futile ou absurde est essentiel pour le gars en face, et inversement, communiquer, et surtout intégrer une fois pour toutes que la loi du Pays dans lequel nous vivons est souveraine et que les considérations religieuses n’y ont pas leur place… quand nous y parviendrons, peut-être qu’enfin on arrivera à s’entendre.

 

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14 novembre 2014

Notre Nénette a du passer trop de temps avec Perceval de Kaamelott :
– Maman, à l’école aujourd’hui on a chanté une bombe !
– “Chanté une bombe” ??!!
– Oui tu sais, la même chanson, mais on commence les uns après les autres.
– Tu veux dire un canon ?
– Ah oui, c’est ça, un canon !

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